Le commerce extérieur de marchandises de la France pour le mois de novembre 2013 de l’INSEE

Commentaire d’actualité

Pour consulter Le commerce extérieur de marchandises de la France (novembre 2013) de l’INSEE, cliquez ici (INSEE, 09/01/2013, 8h45). 

La statistique du commerce extérieur français de novembre 2013 est préoccupante. Nous ne commenterons pas ici son recul ponctuel du mois, dont les commentaires détaillés sont fournis par le site des douanes. Mais c’est davantage la tendance qui se dessine depuis plusieurs mois qui pose problème. Le nouveau recul en valeur des exportations françaises s’inscrit dans un environnement de croissance et de demande qui s’est amélioré (stabilisation et début de rebond des économies du sud de l’Europe, consolidation de la demande intérieure allemande, confirmation de la reprise américaine et redécollage de l’économie nippone). Or lorsque l’on lisse sur 3 mois la série des exportations françaises (pour éliminer notamment la volatilité des livraisons de gros matériel de transport), il apparaît que le point de novembre s’inscrit dans une tendance plus longue d’érosion de exportations hexagonales depuis l’été 2012 (graphique 1) :

Graphique 1 : Exportations en valeur de marchandises, CVS-CJO, moyenne mobile sur 3 mois

Graphique 1

Source : Douanes

Ce mouvement combine des effets de volume et de prix, avec un mouvement de baisse sur les marchés extra-européens depuis mai, sur fond de remontée de l’euro depuis mars. La détérioration des termes de l’échange signifie notamment que la montée de l’euro pèse sur les marges des exportateurs.

Ce mouvement a aussi pour arrière-plan, une nette érosion des parts de marché françaises, hors-Europe notamment (graphique 2, données portant jusqu’en septembre 2013). Le poids des exportations françaises dans le total des exportations extra-européennes de l’UE poursuit son recul après une plage de stabilisation en 2012, notamment au détriment des pays du sud (Espagne, Italie, Grèce, Portugal). Les positions sont en revanche plus stables sur les marchés intra-européens. Autrement dit, les exportateurs français semblent particulièrement vulnérables à la hausse de l’euro. Le constat est problématique, alors que la croissance française sera à la remorque du reste du monde en 2014.

Graphique 2 : Part des exportations nationales dans les exportations extra-UE de l’UE

Graphique 2

Source : Eurostat

Olivier Passet

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