Les « dévaluations fiscales » en Europe

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L’unification monétaire a déplacé l’instrument traditionnel de la dévaluation par le change sur les salaires (dévaluation salariale), ou sur la fiscalité (dévaluation fiscale). La monnaie unique prive en effet les gouvernements du contrôle de la monnaie et du taux de change, qui étaient les deux instruments majeurs d’ajustement en faveur de la compétitivité. La fiscalité reste finalement le seul instrument discrétionnaire, mobilisable pour améliorer l’attractivité et la compétitivité d’un territoire. Enfin, avec l’ouverture et l’unification des marchés, l’efficacité d’une baisse d’impôts est accrue grâce aux détournements d’assiette taxable qu’elle suscite. 

La dévaluation salariale, a pris, on le sait, une tournure particulièrement dramatique dans les pays d’Europe du Sud. C’est-à-dire dans les pays qui étaient en prise avec des problèmes intenses de déséquilibre de leur balance des transactions courantes. Mais l’on constate aussi qu’une majorité de pays a eu recours à des formes diverses de dévaluation fiscale, baissant les impôts et les charges pesant sur les entreprises, et compensant ou non cette baisse par une hausse de la fiscalité directe ou indirecte sur les ménages (voir encadré 1). L’ajustement fiscal a donc été configuré de sorte à ralentir la demande intérieure et à accroître la profitabilité des entreprises résidentes.

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